Publi le jeudi 24 avril 2008

TQS, je te plumerai ohé ohé ( en choeur )

24 04 2008

TQS a annoncé la suppression de 270 emplois.  Il fallait s'y attendre. C'est une condition incontournable pour éviter la faillite à court terme.  Ce qui a causé la surprise, c'est que tout le service de l'information va être fermé. Il n'y aura plus de nouvelles à TQS.

Je ne suis pas un fan de TQS. Rien ne m'intéresse dans sa programmation. Mais il m'arrive parfois d'écouter le bulletin d'information de 17h30 le week-end.  C'est généralement bien fait, avec des moyens réduits par rapport à Radio-Canada et TVA.  On y voit de jeunes journalistes souvent talentueux faire leurs premiers pas. On y a vu quelques-uns des premiers journalistes issus des minorités etniques et visibles à commencer par Danny Laferrière à la météo.  TQS, c'est surtout le spécialiste de la nouvelle locale.  C'est n'est pas seulement sa spécialité, c'est son engagement envers le CRTC.  Est-ce ce dernier va autoriser TQS, un réseau généraliste, à se transformer en réseau spécialisé? C'est à voir.

Jusqu'à maintenant il y avait un bel équilibre entre les trois réseaux de télévision. Radio-Canada se concentre sur l'information internationale et nationale.  TVA s'intéresse surtout à l'information québécoise et régionale. Mais personne ne couvre la nouvelle locale et les faits divers comme TQS. C'est vital d'être bien informé sur les grands enjeux, mais c'est aussi intéressant de savoir ce qui se passe tout près de chez soi.  J'imagine que c'est encore plus important dans les régions ou les sources d'informations sont moins nonbreuses qu'à Montréal.

Depuis hier, les caricaturistes et les commentateurs représentent TQS comme un mouton dont il ne reste plus que le squelette. Normalement losqu'il ne nous reste plus que les os, c'est qu'on est mort et enterré.